mercredi 28 février 2007

Fitz Roy nous voilà !


Presque 25km aller-retour, plus de 1500m de dénivelé cumulé, plus de 8h de marche...c'est en gros ce qui nous attend pour aller voir le Fitz Roy de plus près. C'est l'incontournable trek du Chalten.
Réveil à 8h, après un ptit déj à base de connerie (on crame la tente de Sem et Estef avec ce maldito camping gaz!), on est prêt pour cette journée sous un soleil radieux.
La rencontre de woody woodpekers (on cherche la traduction en français) et surtout la vue sur le Fitz et sur le glacier Freyley nous font oublier que les premiers km sont toujours les plus difficiles.

Après avoir lutté pour traverser une rivière (Ça passe sur la branche??? ça passe!), on la remonte jusqu'à la laguna sucia. Pourquoi sucia (sale en espagnol), l'eau est super claire uuumh, y des trucs qu'on sait pas!!
On déjeune sur les bords de la laguna en regardant tomber les blocs de glace dans l'eau. On entame une escalade d'une heure à travers les grosses pierres jusqu'à la laguna de Los Tres pour apprécier d'un autre angle le Fitz Roy.

A l'origine, cette montagne s'appelle Chalten, comme la ville. Ceux sont les indiens Tehuelches qui l'ont appelée comme ça. Cela veut dire la montagne qui fume. Comme il y a tout le temps des nuages derrière, ils pensaient que c'était un volcan.
Fitz Roy, c'est le nom du commandant de l'expédition qui découvre cette montagne en 1837 à la recherche de bois. Les premiers à avoir réalisé l'ascension du Fitz Roy sont deux français, en 1952.

Quand on arrive au Chalten...


C'est à bord d'un superbe 4x4 cherokee V8, intérieur cuir, direction assistée, qu'elle à l'air sympa à conduire...( normalement c'est 125 dollars aller retour Calafate/Chalten, mais pour nous, c'est cadeau!). Bref, on aperçoit au loin les pics du Fitz Roy et du cerro Torre.Dans le petit village du Chalten, le vent souffle terriblement et c'est totalement prohibido de faire du feu donc on loue un petit réchaud à gaz et on se privera quelques jours du petit feu de camp qui anime les soirées.
On se pose dans les zones libres prévues pour les campeurs. Les jours à venir seront sous le signe de la marche.

La route 40 ne veut pas de nous!!!


Après 400 km en stop depuis Esquel (12H, 4 voitures!), on se retrouve bloqués pendant 8H à Rio Mayo: un bled paumé dans le steppe patagonique (3500 personnes, 80% militaires et gendarmes), un véhicule toutes les 3h. La mythique Route 40 qui rejoint le Sud de la patagonie sauvage et rude ne veut pas de nous. On n'insiste pas et on rejoint la côte toujours en stop.

De VIP à Hippie en moins de 24h


Ainsi va la vie de backpackers. Après une soirée passée au bar du Pacha de Bariloche avec champagne et autres artifices..., on se retrouve le lendemain avec les CB bloquées et sans un sous en poche.
Nous voilà au Bolson, capitale nationale hippie et aussi haut lieu de rencontre des artisants nomades d'Amérique Latine et des artisans locaux grâce à la feria du village qui a lieu tout les 2 jours. C'est pas un si mauvais endroit pour vivre quelques jours à la roots!

Après quelques heures passées au téléphone avec l'assistance inassistante d'eurocard (bravo les gars! heureusement qu'on s'est débrouillé autrement!), on retrouve Steph et Sem, anciens collocs barcelonais de Quentin.
"Fraîchement" arrivés en stop depuis Ushuaia, ils sont accompagnés de Martin, Alex et Christian, 3 argentins rencontrés sur la route.
On découvre grâce à eux les joies du macramé (bracelet brésilien) et du cordero patagonico a la parrilla!!! mmmmhhh espectacular !!!

On se fera aussi une montée du Pitrikitron, montagne qui abrite El Bolson et la visite de son bosque tallado avec ses sculptures. Départ à 16h, retour à 23h30 au son des hits argentins et italien chantés a tue-tête par les compañeros.

Les Goyé de Patagonie (suite et fin)

Aujourd'hui, toute la Colonia Suiza porte les traces des premiers pionniers: rue Goye, restaurants, camping, confiture, chocolat et même une montagne "le cerro Goyé"
QUELLE HISTOIRE!!!

Les Goyé de Patagonie (suite)


Jusque dans les années 80, ce village était complètement isolé du monde, on ne pouvait y accéder qu'à cheval.
On interroge Edouardo, le 1er Goyé a être né en Argentine, il y a 94 ans (il est un peu sourd mais parle toujours le français). Impossible de savoir pourquoi les 3 frères Goye sont partis si loin de leur Suisse natale.

Les goyé de Patagonie


Tout commence par une boite de chocolats ramenée d'Ushuaia qui porte le nom d'Abuela Goyé. (nom de famille de Quentin).
Après quelques recherches sur internet, on s'aperçoit que la famille Goyé est originaire du Valais en suisse. A la fin du 19ème siècle, une partie s'en va vivre en France (le côté de Quentin) et trois frères partent à la conquête des nouvelles terres vierges, plus à l'Ouest et surtout plus au Sud puisqu'ils arrivent au Chili à la fin du 18ème siècle.
C'est finalement en Argentine, après avoir traversé la cordillère (personne ne sait comment!) qu'ils s'établissent dans une région de lacs et des montagnes qui ressemblent fort a la Suisse, à quelques kilomètres de Bariloche. il y a 105 ans de ça. Ils obtiennent une parcelle de terre (165 hectares) où ils fondent la Colonia Suisa, un petit village de pionniers perdu dans les montagnes.

Retrouvailles...


C'est à Bariloche qu'on retrouve Beto. Un ancien compagnon de route de Quentin lors de son précédent voyage en Bolivie et au Pérou. C'est aussi avec lui que Quentin apprend a parler castechano, gracias papa!

Welcome to Patagonia


Après quelques milliers de km parcourus, nous arrivons à un des points forts de notre voyage, La Patagonie. Trois couleurs pourraient définir cette région au Sud de l'Argentine: Le vert des forêts et des rivières, le bleu du ciel et des lacs et le blanc des cîmes enneigées. Notre première escale est à Bariloche, dans la province du Rio Negro. C'est la petite Suisse de la Patagonie Argentine avec ses stations de ski et ses chocolateries à tous les coins de rue.

lundi 12 février 2007

Ascension du Volcan Vilareca, Pucon Chili.


Vous voyez ce volcan, toujours en activité, et ben on l'a monté !

Levés à 6.30 du matin, après un gros ptit déj on monte dans le pick up qui nous améne au pied du volcan. Le temps de s'habiller et nous voilà parti pour la grande ascension avec Vinzzz un des 2 boss d'Aguaventura qui nous sponsorise pour cette aventure.

Nous voici en pleine montée avec casque et piolets. A la première pause, un des guide se rend compte que ses potes lui ont mis quelques grosses pierres dans son sac, histoire de corser un peu la montée. ça fait une semaine qu'elle sont dans le sac, il fait l'ascension tous les jours et il s'en rend compte que maintenant....aaaahhhh l'humour chilien !

Cela fait déjà 3h que l'on grimpe et on arrive tout prêt du but, le cratère du Villareca !

ça y est nous voilà "rendus" en haut. On en a un peu ch... mais ça valait le coup. Une vue splendide à 360 degrés sur pas moins de 6 lacs et 7 volcans, que du bonheur!!!

petite marche autour du cratére, quelques explosions de lave et des odeurs de gaz terribles

La redescente se fera en tobogan de neige pour les uns...

Et en snowboard pour les autres...

mardi 6 février 2007

La petite géante française bloque tout Santiago


Lors d'un week-end, la compagnie française Royal De Luxe a encombré toute la ville de Santiago avec sa marionette géante de plus de 7m à la chasse au rinhocéros.

Gare aux tsunamis!


Pour ne pas vivre le même sort que la côte thaîlandaise il y a quelques années, la station balnéaire de Concon (prononcez cone cone por favor) mise sur la sécurité. Tout les 20m vous pouvez voir ce panneau... rassurant.

vendredi 2 février 2007

Virée à Valparaiso


De passage à Santiago, nous allons faire un tour sur la côte Pacifique pour passer une après midi dans la fameuse ville de Valparaiso réputée pour son port, ses maisons colorées et ses funiculaires du début du siècle.
Après un passage obligé au marché au poisson pour déguster les fruits de mer du coin (beurkhh!). Nous passons ensuite quelques heures à déambuler dans les ruelles de la ville. Nous finissons la journée a nous dorer la pilule sur la plage de Concon (prononcer Cone Cone) à regarder passer les pélicans.

Des Sudakas made in Barcelona mettent le feu à Humahuanca.


Après une visite de la quebrada au dessus du village, on retourne dans le centre pour faire nos petites courses au marché. Sur la place, les concerts ont déjà commencé. Pour ne pas déranger on passe derrière la scène et là, qui on voit, los Che Sudaka. Un groupe formé d'argentins et de colombiens qui vivent et ont débuté en jouant dans les rues de Barcelone. C est quand même fort de les trouver ici, dans un petit village perdu au nord de l'Argentine!
On discute un peu avant que le concert commence. Ils mettent bien le feu à la place et Gégé a même droit à sa petite dédicace de la part du chanteur " vamos britañia". (Ils sont eux aussi allés au bout du monde jouer a Crozon!).

NDLF (note de los Franchutes): Sudaka est un terme péjoratif employé en Espagne pour parler des Sud Américains.

Nous sommes arrivés au pays de Los Boludos

Au revoir flûte de pan et feuilles de coca, bonjour viande et vin argentin.
Partis à 5h du mat d'Uyuni, après avoir remonté un fleuve en bus et traversé les hauts plateaux du Sud Bolivien, nous voilà arrivés 15 heures plus tard en Argentine, dans le petit village de humahuanca.
Mais, a-t-on vraiment changé de pays? Les gens sont toujours très typés indien et l'on sert toujours de la viande de lama dans les restaurants.
On arrive par hasard en pleine fête du village. Tous les hôtels sont complets. On finit par planter la tente dans le patio de la fédération "jovenes de jujuy". Nous finissons la soirée autour d'une bonne viande rouge et d'un petit vin local. Nous voila enfin au pays du Che!